
Je vous invite ici, Ă la dĂ©couverte des pratiques d’une culture ancestrale, celle du vodun, Ă la frontiĂšre du conscient et de l’inconscient.
Il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ , le vodun est venu Ă moi. Depuis, il s’est invitĂ© sur mon chemin Ă plusieurs reprises. Mes voyages et rencontres m’ont permis d’emprunter « la porte de
non-retour » et de suivre la route des esclaves jusqu’au BrĂ©sil, pour me ramener une fois de plus au BĂ©nin, Terre ancestrale du vaudou ou j’ai pu me perdre, pour mieux me retrouver.
EntourĂ©e de ces Ă©nergies invisibles, je me suis immergĂ©e dans des mondes intĂ©rieurs, dans des recherches identitaires. GrĂące Ă cette quĂȘte, j’ai pu me relier aux richesses et croyances ancestrales, aux forces de la nature et en explorer dans une temporalitĂ© poĂ©tique et mĂ©ditative, les profondeurs de notre relation Ă nous-mĂȘmes, aux autres et Ă notre
identité toujours en mouvement.
La musique et la danse de ces cultes m’ont amenĂ© Ă mâenivrer et Ă observer ces rituels par lesquels s’opĂšre la communication avec la divinitĂ© qui « envoute » l’adepte et s’incarne ainsi en lui.
Cette culture, loin trĂšs loin du simple folklore ou des lĂ©gendes noires dĂ©mentielles, m’a aidĂ©e Ă plonger afin d’aborder la notion de l’ĂȘtre et de son territoire, et ce en m’attachant Ă sa
caractéristique singuliÚre de refuge.
« Vodun », ce mot chargĂ© d’histoire mystĂ©rieuse m’a attirĂ©e Ă lui
et a finit par me hanter. Cette culture animiste, cet art de vivre,
résonne désormais en moi comme ces tambours parlant au
cĆur des forĂȘts sacrĂ©es

